Test de Pro Cycling Manager saison 2007
Depuis 2001, Cyanide nous sort tous les ans une nouvelle itération de Cycling Manager. Devenue Pro Cycling en 2004, puis sous-titrée Le Tour de France l’an dernier, la série ne cesse de gagner en qualité et en notoriété. Par petites touches et menues innovations, le développeur français améliore sans cesse son jeu phare sans pour autant convaincre une presse pointilleuse dans la recherche des imperfections… La consécration sera-t-elle pour 2007 ?
Gestion light étofféeRetour au sommaire

Niveau ajouts, on bénéficie de nouvelles options de transferts ainsi que d’une gestion plus poussée en ce qui concerne les recruteurs. N’oublions pas non plus les quelques améliorations apportées au moteur de simulation de course qui nous permet désormais de donner des ordres plus précis à nos coureurs. Tout ceci dans le but de rendre la fonction du manager toujours plus réaliste. Concrètement, l’aspect gestion gagne il est vrai en profondeur mais reste tout de même relativement pauvre comparativement à ce que proposent d’autres jeux de gestion. PCM 2007 reste de ce point de vue un succédané de piètre envergure qui le rend apte à séduire un public plus porté sur le cyclisme en lui-même que sur la gestion à proprement parler…
Tour de France mon amourRetour au sommaire

On pourrait noter la présence de deux nouveaux tutoriaux ainsi que de sensibles améliorations graphiques, mais ce ne serait que souligner la présence anodine de grains de beautés sur la peau irritée d’une demoiselle brûlée par le soleil. Car PCM 2007 reste sur le fond sensiblement le même. Pire il garde ses vices tant décriés, à commencer par sa propension énervante à retourner sous windows alors qu’on ne lui a rien demandé. On ne dira pas grand chose des décors, toujours aussi pauvres et laids et des musiques trop vite énervantes pour épargner les développeurs français de Cyanide d’une critique artistique qui ne leur ferait pourtant pas de mal.
Mais soyons clairs, Pro Cycling Manager 2007 n’est pas un mauvais jeu. Il est le seul dans son genre (gestion d’équipe cycliste), il n’a donc pas à subir la concurrence sévère qui sévit dans le monde du football. De fait, il se permet de ne pas révolutionner son monde à chaque nouvelle itération et ne propose finalement que de sensibles « mises à jour » niveaux contenus et formes. Mais il faudrait peut-être que Cyanide se rende compte qu’on attend beaucoup plus qu’un simple lifting annuel. On ne peut légitimement pas conseiller PCM 2007 aux possesseurs de la version antérieure, à moins d’être un fan absolu, auquel cas ce test n’aura eu aucune fonction critique mais seulement informative…
Le verdictRetour au sommaire
Cette nouvelle édition de Pro Cycling Manager reste dans la lignée (malheureusement) de ses prédécesseurs. Gestion light et course assez réaliste raviront tous les fans de cyclisme pas férus de comptabilité. Les possesseurs de la version 2006 éviteront ce nouvel investissement, à moins d'être un fan absolu...