Test de Les Chroniques de Spiderwick
Les Chroniques de Spiderwick tirent leur origine d’une série de cinq romans pour enfants écrits par Holly Black et illustrés par Tony DiTerlizzi. Leur aventure a été récemment adaptée pour le cinéma, avec force effets spéciaux et gros budget. Adaptation d’adaptation, le jeu laissait suspecter, comme souvent, un gâchis vidéoludique sans intérêt… Ou pas.
Une araignée au plafondRetour au sommaire
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Plus qu’un jeu d’aventure, Les Chroniques de Spiderwick se rapproche d’un RPG. En acquérant de l’expérience, on peut modifier à sa guise les caractéristiques de chaque personnage. Il est même possible d’acheter de nouvelles compétences, variées et très utiles. Chaque enfant peut donc avoir une spécialité dans les combats, et se placer sur le terrain en conséquence. Les combats se déroulent au tour par tour. On choisit une action par personnage et par tour –une attaque, un sort, une attaque spéciale, l’utilisation d’un objet ou la fuite. Ces affrontements font la majorité du jeu. Un didacticiel malin nous indique l’essentiel et permet de découvrir par soi-même l’utilité sur le terrain de tout un tas d’objets. Ceux qui sauront attraper des « esprits » obtiendront leur soutien pendant des batailles . Ces esprits, avec qui il faut avoir une affinité, soignent, combattent, déplacent des objets… Sans eux, il devient parfois impossible d’avancer. Vous les trouvez en cherchant sous les pierres, dans des buissons ou encore en soufflant dans le micro de la DS pour les dégager de la brume. Car, en plus de l’écran tactile, on se sert beaucoup du micro pour jeter des sorts ou éloigner les pixies, de minuscules fées méchantes, qui se dispersent dans le vent.
Bloody MalloryRetour au sommaire
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De plus, le système de sauvegarde automatique, loin d’être pratique, fonctionne avant les points difficiles ou très longtemps après. Et impossible de revenir sur la sauvegarde précédente. De quoi décourager à la fois les perfectionnistes et les plus téméraires, contraints à répéter leurs actions indéfiniment. En fin de compte, la durée de vie du jeu dépend totalement de l’aptitude à recommencer les combats difficiles, à se retrouver dans le labyrinthe, mais aussi du temps passé à faire du leveling.
On regrette un peu de ne pas voir de grandes ressemblances entre les personnages du jeu et ceux du film, mais les graphismes sont agréables, bien que désuets. Dommage, quand on sait que le jeu Les Chroniques de Spiderwick provient d’un roman particulièrement bien illustré. La musique est, quant à elle, presque aussi répétitive que les combats, même si elle reste proche de celle du film. Elle s’accompagne de bruitages parfois drôles mais souvent énervants.
Malgré tous ces défauts, le jeu captive parce qu’il sait exploiter les possibilités de la DS, ce qui reste rare. Le stylet tient la place d’honneur, notamment lors des attaques où il sert à tracer des signes pour augmenter la puissance, ce qui rappelle assez les sceaux de Castlevania. On s’amuse également beaucoup avec le micro, d’autant que les petites animations qui traduisent la brise emportant les pixies sont jolies. Seul hic, la complexité à jouer dans les transports : le stylet glisse et on a franchement l’air ridicule à souffler sur sa console. Qu’importe, autant se cacher chez soi pour y jouer, parce que c’est un bon petit action-RPG comme on n’en attendait pas, et que sous ses airs puérils se cache un jeu trop difficile pour un enfant.
Le verdictRetour au sommaire
Malgré un gameplay inégal et des longueurs, le jeu s’avère parfaitement adapté à la console. Il peut plaire autant aux fans du film qu’aux autres joueurs. Une réserve, toutefois, concernant les plus jeunes, qui risquent de renoncer devant la difficulté de certains passages.